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Dès le milieu du XIXème siècle, les autorités prirent conscience que faire la lessive dans n'importe quel point d'eau (gué, ruisseau, fontaine ou rivière) pouvait être un vecteur de contagion. En effet, le linge pouvait être porteur de germes malsains. Aussi, toutes les communes de France aménagèrent un ou plusieurs lavoirs.
Falaise eut dès lors trois lavoirs reconnus : le lavoir Saint Victor, le lavoir de Gobu et le lavoir de Beuny.
Le lavoir Saint Victor alimenté par la source du même nom se situe à la Fontaine.
Avant de devenir le lavoir que nous connaissons, la source a d'abord été captée dans un bac cimenté avec plan de lavage.
L'emplacement du lavoir actuel date de 1923. Son bassin est à ciel ouvert et son toit à deux pentes recueille les eaux de pluie. Il a toujours eu un débit très lent et quand la veille d'une
lessive la lavandière vidait le bassin en soulevant la vanne de vidange, toute une nuit suffisait à peine à le remplir pour le lendemain matin.
Très fréquenté jusqu'en 1955, il fut progressivement abandonné, au profit de la machine à laver.
En Juillet 1996, sous la directive de Christophe Busquet, quelques jeunes du village aidés de plusieurs adultes retroussièrent les manches, bien décidés à redonner une vie à ce lavoir qui tout
doucement avait changé de nom : de lavoir Saint Victor, il était devenu lavoir de la Fontaine. Pendant les travaux, la chaîne régionale de télévision FR3, vint même faire un reportage de quelques
minutes.
Le voici à l'heure actuelle :
Le lavoir de Gobu avait paraît-il l'eau la plus douce. En Février 1923, on lui apporta
une couverture de tôles, mais un jour de 1949, au grand dam des utilisateurs, la commune le fit démonter. Les matériaux récupérés servirent à consolider le lavoir de Beuny et à couvrir le bûcher
de l'ancienne école. Le bac de ciment est toujours en place, enfoui sous terre.
Le lavoir de Beuny, le plus joli des trois aurait mérité une remise en état. Niché au milieu de la végétation en contrebas de la route qui mène à Olizy, le promeneur aurait trouvé près de lui,
l'ombre, le calme et la fraîcheur ; au fil des ans on l'a déshabillé et à ce jour il ne reste que le bac où coule, obstiné, un filet d'eau clair.
(Extrait du bulletin d'information communal "Le p'tit Falairat" de Février 2009)
A la lecture de ces quelques lignes, il n'est pas dit que ces deux lavoirs (Gobu et Beuny) ne fassent pas l'objet d'une restauration par notre Association, qui sait cela redonnerait un
certain charme.
Bonne soirée !
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